"Charnellement, théâtre populaire signifie : apprendre

                 et apprendre signifie : libérer l'homme."

                                           Jean Vilar


Sous-titre

Stabat Mater de Pergolèse 

"Pergolèse, théâtre du deuil. […] Une démarche innovante […] Le projet mêle costumes historiques et approche                                           philosophique sur le supplice de la crucifixion et sur la relation maternelle. [...] 
                                                                    Une déréliction aux accents expressionnistes.
 Midi Libre, MF, 22/10/2014

La Basilique était pleine pour le lancement du Collectif faille ! Merci à ce beau public d'être venu si nombreux !


L'idée de former ce trio inattendu est née de rencontres à la Panacée, Cité des Artistes de Montpellier.

Les tarifs sont bas (7€/4€) pour permettre à tous de venir – initiés et néophytes.

Le magicien Benji Vicens a accueilli le public avec des tours de magie à l'entrée de la basilique.


Les deux chanteurs et le claveciniste, Samuel Bach, étaient habillés en tenues historiques, jouant sur l'ambiguïté identitaire de la tessiture de castrat pour laquelle avait été composée la partition.


Le public a été invité à l'issue de la représentation à rencontrer les artistes et à découvrir les activités et projets du Collectif faille // nouveauthéâtremusicalpopulaire : une occasion de convivialité autour d'un acte artistique.

Note d'intention


La déploration du Christ est le vrai théâtre du deuil.


Illustré par William Bouguereau, il illumine - voire éblouit - les témoins de la scène près de la mère figée. L'auréole au-dessus de Marie lui confère une force inhumaine : elle tient dans ses bras son fils mort sans faillir. Elle est vêtue d'une cape bleu foncé qui tombe à terre en triangle isocèle comme un artifice. L'or et les couleurs du tableau rappellent au souvenir, comme un écho, des ornementations du jeune Pergolèse.


Sa partition, sa dernière, car il est mort de la tuberculose à vingt-six ans, prévoit un petit ensemble de cordes et continuo. Ici, le clavecin, ou plus précisément l 'épinette Goujon choisie projettera dans la nef une sonorité fine et ciselée conduisant les voix en toute simplicité. Car la force d'une œuvre artistique réside toujours dans l'étrange alliance de souffrance et de voluptés.


Elle ressent comme lui que tout est chant, que la conscience humaine est par définition lyrique, que le féminin glisse sans limite vers le masculin, que la musique transfigure la douleur d'être au monde.



Benjamin Prins